Signature d'Auguste Lançon

Lançon et les Salons

Auguste Lançon au salon de 1883

1883

Peintures

N° 1362 - Le lion amoureux (toile grandeur nature)

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Le Lion amoureux de M. Lançon est un vrai lion, qu’il serait dangereux de troubler dans ses amours, pendant qu’il s’occupe de faire la toilette à madame ; c’est une chose d’une vérité parfaite et que l’on verrait au Jardin des Plantes, avec la permission de l’administration, c’est-à-dire quand les curieux, en foule, n’intimident point des fauves qui, à force de vivre dans un milieu civilisé, finissent par avoir peur du qu’en dira-t-on.

Le Soleil, 5 mai 1883

M. Lançon, des lions traités à la manière noire, comme toujours. M. Lançon aurait-il un atelier dans quelque sous-sol du Jardin des Plantes ?

L’Évènement, 1 mai 1883

Deux lions empaillés de M. Lançon.

Le Figaro, 1er mai 1883

Aimez-vous la peinture de M. Lançon ? Je ne connais rien de plus désagréable, pour ma part, que sen genre de peinture. Ces deux lions couchés m’ont l’air de bien bonnes bêtes, car M. Lançon s’est amusé à passer du fusain sur tous les angles de leur royale personne. Ils en ont au museau, aux oreilles, aux pattes ; tout a été dessiné avec un soin extrême que j’admire dans les eaux-fortes de M. Lançon et que je ne puis admettre ici.

M. Lançon est un faux Delacroix, comme M. Veyrassat est un faux Diaz.

La Gazette de France, 8 mai 1883

Le Lion amoureux de M. Lançon montre le roi des animaux folâtrant avec sa terrible femelle, toile robuste, qui prouverait, si on ne le savait depuis longtemps, que M. Lançon possède admirablement la structure des bêtes féroces. Mais des deux éléments qui composent la peinture, le dessin et la couleur, l’artiste a trop négligé la seconde, et le fond noir qu’il a mis derrière ses animaux ne suffit pas à racheter la lourdeur des tons dont il les a colorés. On dirait que M. Lançon sculpte, lorsqu’il devrait peindre ; assurément il est bon d’indiquer les plans, mais en les taillant comme avec une hache, l’artiste ne tient pas assez compte des frémissements de la chair sous la peau, et des transitions douces que la lumière ménage sur les poils de la bête.


Moniteur des arts, 11 mai 1883

M. Lançon a publié je ne sais combien de croquis qui indiquaient de sa part une étude approfondie des grands fauves. Ne trouvez-vous pas cependant que son lion et sa lionne, qui se font des agaceries, la lionne se montrant à nous la tête renversée, couchée sur le dos, ont quoique chose de convenu et ressemblent aux animaux style « Empire » qu'on trouve sur les pendules en province ? Ceci tient, je crois, à ce que la peinture de M. Lançon est un peu plate et sans relief. Sa brosse ne vaut pas son crayon. Il nous donne la forme, mais n'exprime pas la surface.

Gil-Blas, 1er mai 1883

N°1361 - Trappiste gardeur de cochons

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M Aug. Lançon est l'auteur d’un Lion amoureux de grand caractère ; de lui encore Un trappiste gardant des cochons. Les gorets pullulent au Salon. Il y en a de roses, de blancs, de  noirs. On égorge ceux-ci, on culbute ceux-la ; d’autres cheminent et rêvassent le long des fourrières. Voilà certes un beau lot d’enseignes pour les charcutiers.

La Vérité, 18 juin 1883

Le tableau "Trappiste gardant les cochons" semble avoir disparu. Lançon l'exposait à la période où il sortait son recueil de 10 eaux-fortes consacrées aux Trappistes. Charles Léger, dans son article de 1920, précise que le tableau était semblable à la gravure.

Lançon : Trappiste gardant les cochons

Aquarelles

Lion et Tigre

Lançon et les Salons

Compte-rendu des Salons

L'exposition des refusés

Les Artistes francs-comtois au Salon de 1879