Signature d'Auguste Lançon

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 A. Lançon : Grand dictionnaire universel du XIXe siècle

Le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle de M. Pierre Larousse

Pour l'état-civil, Lançon n'a porté que le seul prénom d'Auguste. Il est vrai qu'il signa souvent dans les années 1860 André Lançon mais aussi parfois simplement A. Lanson
Par ailleurs, si la date de naissance d’Auguste Lançon est exacte, la date du décès est erronée. Lançon est décédé le 13 avril 1885.

LANÇON (Auguste-André), peintre, sculpteur et graveur français, né à Saint-Claude (Jura) le 16 décembre 1836, mort à Paris le 12 avril 1886.

Après avoir été apprenti dans une imprimerie lithographique et élève à l'École des Beaux-Arts de Lyon, il vint à Paris et entra, en 1858, dans l'atelier de Picot ; mais il n'y resta pas longtemps, préféra aller au Louvre copier librement les toiles des différents chefs d'école et en réalité n'eut d'autre maître que lui-même. Il exposa Un cimetière de moines (1863); Cuirassier de 1813 en vedette (1868) ; Arabe terrassé par une lionne et Tigre buvant (1869).

Sans abandonner la peinture des bêtes fauves, où il a trouvé des accents d'une puissance qui rappelle parfois Barye, il devint, à la suite de la guerre, un peintre militaire d'un réel talent.

Nouvelle erreur, Théophile Gautier n'a commenté que les dessins de Lançon parus dans l'Illustration entre aout et octobre 1870. Gautier était mort avant que Lançon présentat sa première peinture relative à la guerre de 1870 au Salon de 1873 qui lui fut d'ailleurs refusée.

Dans ses tableaux, dit Théophile Gautier, il rend ce qu'il voit, rien que ce qu'il voit, et, comme un témoin, il raconte les faits en termes brefs et précis. Il y a dans ses toiles une qualité remarquable. Le sujet y est toujours attaqué par la ligne caractéristique. Les détails peuvent manquer ou n'être indiqués que par un trait hâtif, mais l'important y est et l'impression en résulte profonde et certaine.

On vit de lui successivement : Lion et lionne (1872) ; Lionne et ses petits et un Épisode de la bataille de Bazeilles, Morts en ligne (1874) ; les Échappés de Sedan et Lionne terrassant un nègre (1875) ; Arabe terrassé par une lionne (1876); le 5e régiment de cuirassiers à Mouzon, le 30 août 1870 (1877); Au moment de quitter l'étape (1878) ; les Pauvres au coin de la rue de la Santé en 1869 et les Lions, Lionne d'Égypte et Lion de Barbarie, sculptures (1879) ; la Guerre et les Lions (1880) Lionnes en arrêt et Avant la chasse (1881) ; la Tranchée devant le Bourget, janvier 1871 et le Dompteur, souvenir de la Foire aux pains d'épice (1882) Trappiste gardant les cochons et le Lion amoureux (1883) le Repas des tigres et Après la charge du 5e cuirassiers, Mouzon 30 août 1870 (1884) ; enfin, en 1885, Tigre dévorant un chevreuil.

Et non ! cette médalle de deuxième classe lui a été accordée au salon de 1873 pour une première série de 17 eaux-fortes destinées à figurer dans l'ouvrage "La Troisième invasion" que préparait Eugène Véron.

En même temps l’artiste exposait des eaux-fortes originales qui lui valaient en 1876 une médaille de 2e classe. Si sa peinture s'était montrée quelquefois lourde et noire, ses eaux-fortes témoignent toujours avec la même autorité convaincante de la conscience et de l'énergie de son dessin et de sa puissance d'observation.

Ses illustrations ou ses recueils de planches, la Troisième Invasion, la Rue de Londres, les Animaux, les Trappistes, lui ont créé une réputation méritée de maître aquafortiste.

L'œuvre dessiné et gravé d'Auguste Lançon est disséminé dans les journaux illustrés. Parmi les peintres et dessinateur de l'époque néfaste de la guerre de 1870, Lançon est un de ceux qui ont su rendre avec le plus de vérité les misères sans nombre dont notre malheureux pays fut accablé.

Tome 17, deuxième supplément, page 1497, janvier 1890



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