Signature d'Auguste Lançon

Vente Lançon

 Auguste Lançon - résultats de la vente

La vente Lançon

L’HÔTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1887 - 1888.

AUGUSTE LANÇON (APRÈS Décès)

TABLEAUX, DESSINS, AQUARELLES, SCULPTURES ET EAUX - FORTES.
M. LÉON TUAL, COMMISSAIRE - PRISEUR ; M. BERNHEIM JEUNE, EXPERT
5 et 6 mars 1888.

C'est au moment où la fortune allait lui sourire que le peintre Auguste Lançon, un de nos meilleurs animaliers, est mort, à peine âgé de quarante-huit ans. Théophile Gautier avait salué ses débuts et s'était plusieurs fois déclaré un de ses admirateurs, comme on peut en juger par le court extrait suivant : « Il rend ce qu'il voit, rien que ce qu'il voit et, comme un témoin, il raconte les faits en termes brefs et précis. On peut se fier à lui. Il y a dans ces esquisses sommaires une qualité remarquable : le sujet y est toujours attaqué par la ligne caractéristique. Les détails peuvent manquer ou n'être indiqués que par un trait hâtif, mais l'important y est et l'impression en résulte profonde et certaine. »

Trois eaux- fortes de Lançon, études de lions et de lionne ornent le catalogue de sa vente après décès. M. Jos. Hessel, dans une étude préliminaire, rappelle la vie du peintre qui fut en même temps dessinateur, aquarelliste, sculpteur et aquaſortiste. Il le rapproche de Barye avec lequel il offre plusieurs analogies et renvoie les amateurs de l'œuvre de Lançon à l ' étude qu'a faite sur lui M. Alfred de Lostalot, de la Gazette des Beaux- Arts.

Né en 1836 à Saint - Claude dans le Jura, fils d'un menuisier, Lançon commença à dessiner dans l'atelier paternel. Après avoir passé les premières années de sa vie au collège, où il resta jusqu' à l'âge de dix-sept ans, il fut contraint de faire son apprentissage dans une imprimerie lithographique de Lons-le-Saulnier, mais bientôt l'École des Beaux-Arts de Lyon lui ouvrait ses portes et, grâce aux subsides que lui vota le Conseil général du Jura, il put continuer ses études. Pénibles et amers débuts ! L'artiste traversa l'atelier de Picot, mais il préféra aller au Louvre et copier libre ment les toiles des maîtres. Puis il se mit courageusement à l'œuvre et, donnant bien tout ce qui était dans sa nature, il figura annuelle ment aux Salons depuis 1861 et souvent avec honneur.

Il y a deux ans déjà que le peintre est mort. Sa veuve, avant la vente, a prélevé, sur les tableaux qui allaient être dispersés, les deux toiles les plus remarquables et a offert l'une, la Lionne en arrêt, tableau qui figurait au Salon de 1881, à l'État pour le Musée du Luxembourg : et l'autre : La Tranchée devant le Bourget, janvier 1871, qui avait fait partie du Salon de 1882 à la ville de Paris.

TABLEAUX.

·  Le cinquième régiment de cuirassiers à Mouzon, le 30 août 1870 (Salon 1877) : 400 francs.
·  La Dompteuse, souvenir de la foire au pain d’épice (Salon 1882) : 135 francs.
·  Le Lion amoureux (Salon 1883) : 390 francs.
·  Trappistes gardant des cochons (Salon 1885) : 265 fr.
·  Le Repas des tigres (Salon 1884) : 155 francs.
·  Tigre dévorant un chevreuil (Salon 1885) : 225 francs.
·  Tigre buvant : 140 francs.
·  Après la bataille : 165 francs.
·  Dragon en vedette : 240 francs.
·  Cheval et lévrier : 160 francs.
·  Le Ferrage : 145 francs.

AQUARELLES.

·  Le Coup de pied de l'âne : 122 francs.
·  Tigre à l’affût : 140 francs.
·  Tigre au repos : 150 francs.
·  Tigre devant un oiseau : 150 francs.
·  Le Lion et le Renard : 100 francs.
·  Le Coup de pied de l'âne : 130 francs.
·  Lion du Sénégal assis : 130 francs.
·  Lion léchant sa lionne : 175 francs.
·  Tigre couché : 125 francs.

DESSINS.

Les dessins de Lançon ont été achetés en bloc 560 francs à part dix-huit dessins représentant des Trappistes travaillant, adjugés : 105 francs à M. Salvator Mayer.

EAUX - FORTES.

Soixante - seize eaux-fortes, sujets tirés de la guerre franco-allemande. Épreuves d'état : 120 francs à M. Salvator Mayer, expert.