Signature d'Auguste Lançon

Le siège et la défense de Paris

Auguste Lançon -

Reconnaissance faite par un détachement de garde nationale

Le nouveau dessin de Lançon est consacré à la garde nationale dont la constitution mobilise les nombreux volontaires. Le journal ne commente ni ne présente ce dessin par un article spécifique; on prendra donc un texte se rattachant au thème abordé pour contextualiser celui-ci.

Reconnaissance faite par un détachement de garde nationale sur la ligne du chemin de fer d'Orsay
L'Illustration, 24 septembre 1870

Samedi 17 septembre

La garde nationale.

Impossible de ne pas le reconnaître. Plus la situation devient pressante, critique, plus l'attitude de la garde nationale devient énergique et virile.

Les inscriptions continuent dans toutes les mairies.

Les distributions de fusils se font sur la plus grande échelle.

Le nombre des bataillons augmente de jour en jour avec l'élan de la population. On compte déjà plus de deux cents bataillons de quinze cents hommes.

La garde des remparts, très pénible la nuit, est montée pendant vingt-quatre heures avec un entrain qui ne se dément pas.

Bien mieux ! Des gardes nationaux, mécontents de n'être appelés qu'à monter la garde derrière les fortifications, ont demandé à faire hors Paris des reconnaissances d'avant-postes. Il y a eu des sorties de gardes nationaux du coté de Clamart et du côté du Bourget.

Et c'est pour donner satisfaction à l'ardeur des citoyens qu'il est question d'organiser des bataillons de volontaires de la garde nationale, appelés à prendre une part active à la lutte en rase campagne.

Ce sont là des actes qui répondent de l'énergie des gardes-nationaux parisiens. Paris nous réserve ainsi des surprises qui nous confondent.

En juin 1848, un général voyant se développer de minute en minute sur tous les points de Paris le vaste réseau de l'insurrection, disait avec désespoir : « Demain. Paris sera au pouvoir des insurgés. »

Ce général ne comptait pour rien la garde civique, et ce furent les bataillons de la garde nationale de Paris et des départements qui eurent raison du plus formidable mouvement insurrectionnel qu'ait jamais vu la capitale.

Encore une fois, comptez sur la garde nationale, et regardez-la comme une puissance formidable !

Lançon reprendra plus tard ce dessin sous la forme d'une eau forte mais en le datant  du 31 (sic) septembre 1870 ce qui confirme que Lançon avait un problème avec les dates des scènes représentées. Cette gravure figure dans le tome 2 de la Troisième invasion.

CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Le siège et la défense de Paris

Les dessins parus dans l'Illustration du 17 septembre 1870 au 25 mars 1871

 

Les dessins parus dans le Monde Illustré du 24 décembre 1870 au 25 mars 1871

 

L'affaire de Champigny

 

Lançon, sergent au 46e bataillon