Signature d'Auguste Lançon

Lançon politique

Auguste Lançon - Elections municipales partielles - 1879 (1)

Elections municipales partielles - 1879

La Lanterne, 17 mars 1879

ÉLECTIONS MUNICIPALES 14e ARRONDISSEMENT

Les candidats déjà connus étaient les citoyens Couteleau, Lançon, Magnier et Méat.

Une nouvelle candidature surgit, c'est celle du citoyen Alexandre Lava, publiciste, qui se présente donc aux habitants du quartier sous les auspices de MM. Ernest Hamel, de Hérédia, Harant, Liouville, Hubbard, Maillard, etc.

L'orateur parle de son passé politique, qu'il affirme avoir été tout dévoué aux idées démocratiques. Il appartient maintenant à l'opinion franchement radicale et partage la façon de penser de l'Union républicaine. Il lit une lettre que Victor Hugo lui adressait à propos d'une brochure qu'il fit paraître en 1869, L'assemblée saisit au vol le nom de Victor Hugo, qu'elle applaudit, et l'on crie : Vive Victor Hugo.

Le citoyen Méot retire sa candidature en faveur du citoyen Alexandre Laya.

Le citoyen Couteleau, candidat, lit une déclaration de principes où le véritable programme républicain est exposé en termes très catégoriques.

Le citoyen Lançon, candidat, monte à son tour à la tribune. Pour se défaire des jésuites, ce qu'il voudrait avant tout c'est le droit d'association et de réunion comme ils l'ont eux-mêmes.

On se sépare aux cris de : Vive la République !


Le Siècle, 29 avril 1879

Élections municipales de Paris.

14e arr. — Quartier de la Santé.

Un certain nombre de candidats sont en présence dans le quartier de la Santé, où il s'agit de remplacer M. Graux nommé préfet de Constantine. On cite parmi eux, MM. A. Lançon, artiste peintre, E. Couteleau, Alexandre Laya, Magnier, Meot, etc.

Voici la profession de foi de M. A. Lançon.

Citoyens,

Quelques-uns d'entre vous m'ayant fait l'honneur de m'offrir la candidature au conseil municipal, j'ai cru qu'il était de mon devoir de répondre à leur appel, et de vous faire connaître quelle serait mon attitude si j'étais élu par vous.

Tous mes efforts tendront à la revendication des libertés municipales compatibles avec les intérêts de la nation.

Je réclamerai :

1° La nomination d'un maire par le conseil municipal, responsable devant lui et chargé de la policé de la ville ;

2° La publicité des séances du conseil municipal ;

3° L'instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque ;

4° La fondation par la Ville d'écoles professionnelles pour les enfants des deux sexes ;

5° L'assistance publique mise sous le contrôle direct du conseil et l'éloignement absolu de toute influence religieuse ;

6° Le dégrèvement du budget par la suppression des emplois inutiles et la répartition plus équitable des charges qui pèsent sur les petits contribuables ;

7° Quant aux améliorations à réaliser dans le quartier de la Santé, j'insisterai surtout sur le dégagement de la place d'Enfer, qui rendra l'abord de l'avenue de Montsouris plus accessible, et sur la création dans cette artère d’une ligne d'omnibus ou de tramways.

Dans l'ordre politique, je m'associerai à tous les vœux qui tendront à revendiquer la liberté absolue d'association et de réunion, ce qui est pour moi un des meilleurs moyens de résoudre la question sociale.

Enfin, je m’engage à me tenir fréquemment en rapport avec les électeurs et à les consulter sur toutes les questions importantes, notamment sur celle des emprunts.

A. Lançon.